Dans le cadre des réformes économiques entreprises par le Gouvernement depuis 2000 avec l’appui des partenaires au développement en général et du FMI en particulier, des instruments de gestion économique et financière (cadrage macro-économique, plan de trésorerie, outils de gestion rationnelle et transparente des ressources et dépenses publiques) sont mis en place. Ces
instruments doivent permettre d’assurer les grands équilibres macro-économiques et surtout de préparer le nouveau défi de gestion et de valorisation des ressources engendrées par les revenus provenant de l’Initiative des Pays Pauvres Très Endettés (IPPTE) et du pétrole.

Eligible à l’IPPTE, le Tchad a bénéficié en mai 2001 des mesures de réduction de sa dette envers les organismes multilatéraux (FMI, BM, BAD, etc.), ce qui lui a permis de disposer des ressources budgétaires additionnelles. A ces ressources s’ajoutent celles du pétrole dont l’exploitation a démarré effectivement en octobre 2003. Un cadre législatif cohérent pour la gestion et l’utilisation rationnelle des ressources du pétrole a été mis en place.

Pour permettre à l’Etat d’atteindre ses objectifs stratégiques de développement économique et social, le Gouvernement s’est doté en Août 2002 d’une Stratégie Nationale de Bonne Gouvernance (SNBG), dont l’objectif global est l’amélioration de la gestion des affaires
publiques. Cet objectif global est décliné en cinq objectifs spécifiques suivants : (i) assainissement des finances publiques ; (ii) poursuite de la réforme administrative ; (iii) amélioration de la gestion des secteurs prioritaires ; (iv) renforcement du partenariat avec les organisations de la société civile ; (v) amélioration de la sécurité des biens et des personnes.

Les réformes et les politiques de stabilisation d’ajustement structurel engagées ont permis de créer les conditions de stabilité sociale, monétaire, du taux d’inflation et de bonne gouvernance, établissant ainsi un climat propice à l’investissement privé. Par ailleurs, le Programme de Facilité de la Réduction de la Pauvreté et de la Croissance (FRPC) vient renforcer l’assainissement des Finances Publiques et envisage la réforme de la sécurité sociale.

En matière d’impact engendré par ces politiques, on peut noter d’une manière générale que ces réformes engagées ont créé un cadre plus libéral pour la promotion des activités économiques. Dans le domaine de l’élevage, les principales réformes entreprises ont permis la poursuite de la politique de désengagement de l’Etat des activités de production, la privatisation des services vétérinaires, la libéralisation de l’importation et de la distribution des produits vétérinaires, ainsi que la libéralisation du commerce des produits de l’élevage.

Par ailleurs, des ressources financières substantielles provenant de l’IPPTE et du pétrole ont été dégagées en vue de permettre la réalisation des actions de développement, notamment la réhabilitation et la construction des infrastructures (points d’eau, délégations, secteurs et postes vétérinaires). Une partie importante du fonctionnement du Ministère de l’Elevage et des
Ressources Animales a été assurée grâce à ces fonds.